RAPPORT STORA : E. LEVY, pour réconcilier il faut être deux

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

Loin du concert élogieux fait au rapport Stora par le bloc idéologique des médias "main stream" qui ne s’appelle pas " repentance " mais qui en a tout l’air par les recommandations à sens unique qui sont proposées - il est bon d’écouter d’autres voix médiatiques. Celles-là échappent à la docsa " anticolonialiste ", rappellent l’équilibre indispensable des mémoires et la loyauté à tenir dans l'enseignement de l'histoire,  appellent à plus de lucidité sur le climat interne franco-français et soulignent l'absence des Pieds-Noirs et harkis dans ce rapport "réconciliateur".

Sud Radio – « Le regard d’Elisabeth Levy » 20 janvier 2021 /8h15 - EXTRAITS

capture photo


" Au départ, il y a une idée fausse selon laquelle on ne parle pas assez de ce passé, qu’on le cache. On en parle tout de même beaucoup, on n’arrive pas dans un désert."

" Ni repentance, ni excuse" est un cinglant démenti aux propos d’Emmanuel Macron qui  disait « La colonisation, c’est un crime contre l’humanité et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses …"

"Il faut tout de même rappeler que le monde entier, pas seulement l’occident, a été colonisateur et que la première colonisation en Algérie a été faite par les Arabes. Donc le jugement moral rétrospectif est sans doute le meilleur moyen de ne rien comprendre."

"La réconciliation :  sauf que pour se réconcilier, il faut être deux. Or une (autre) constante de la  politique algérienne c’est l’instrumentalisation frénétique de la colonisation qui expliquerait toutes les faillites algériennes. La dénonciation du parti de la France, c’est vraiment une constante du nationalisme algérien.
Est-ce que cela va servir à quelque chose ?
La grande question, c’est de savoir si ça servira la réconciliation franco-française. Ca concernerait 7 millions de personnes directement (pieds-noirs, harkis, appelés, etc…) dont 1,7 millions d’origine algérienne dont beaucoup ont été élevés dans le ressentiment.
En cours de route, le risque c’est que les recours victimaires reprennent le dessus, qu’on n’ose pas leur dire par exemple qu’il y a un héritage positif de la colonisation."

"Cependant si on joue le jeu de la vérité, c’est l’occasion de prouver au président et aux jeunes français que la culture française existe bien, qu’on peut aimer son pays sans réécrire son histoire, bref que nous croyons à la primauté de la vérité et de la raison, même si parfois au vu de ce qui se passe dans nos universités, on peut en douter. "

(Vous pouvez retrouver l'intégralité de l'intervention de Mme Elisabeth Levy en replay sur Sud Radio à la date indiquée)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :