LIBAN, UNE PREOCCUPATION ALGERIANISTE, M. CALMEIN - 27 janvier 2015

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

 

La nouvelle année se présente sous de sombres auspices, une raison de plus pour souhaiter à chacun de trouver au sein de sa famille et parmi ses amis les ressources de sang-froid, de lucidité et d’espérance dont nous aurons sans doute besoin à l’avenir.

Comme nous l’avons voulu au Cercle d’Aix, depuis quelques années, le choix de notre programme algérianiste tient également compte de l’actualité. Nous ignorions en le préparant combien celui de 2015 correspondrait à ce projet….

D’abord  avec la conférence de Monsieur Maurice CALMEIN à laquelle nous  avons le plaisir de vous convier

 

Mardi 27 Janvier2015à 18 heures

Maison Maréchal Juin. Avenue de Tübingen. Aix

 

« Le Liban : une préoccupation algérianiste.

Comment et pourquoi ne pas abandonner le Liban ? »

 


ATTENTION : notez bien Mardi : jour inhabituel pour nos conférences.

 

Notre conférencier Maurice Calmeinest aussi le fondateur du Cercle algérianiste national.

Natif d’Oran, diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse, il s’est spécialisé dans la communication pour devenir directeur de la communication interne du groupe France Télécom.

D’abord président de l’Amicale universitaire Pied-Noir de Toulouse en 1967, il créé le Cercle Algérianiste en 1973 et le préside jusqu’en 1985.

En 1991 il créé l’association SOS Outre-Mer dont il assure la présidence depuis, et dont la vocation principale est l’aide à un orphelinat chrétien du Liban. Il est aussi président d’honneur de l’association des Familles de Français Disparus en Algérie,

Il s’intéresse à la généalogie et à la recherche historique sur la communication. Il a en outre publié de nombreux ouvrages sur l’Algérie, les Français d’Algérie, ainsi que sur l’Ariège.

Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national du Mérite, il est également maire de sa commune.


 

En ce début de l’année 2015, compte-tenu des derniers événements et de la venue de Maurice Calmein, nous croyons utile de rappeler le texte du Manifeste du Cercle algérianiste dont il fut le rédacteur.

 

Au lendemain de 1945, alors qu’en métropole on s’employait à développer le mythe d’une France éternellement victorieuse et vivante grâce au nombre de ses résistants et à la force de son champion, les Français d’Algérie allaient expérimenter qu’il était possible de tout perdre et que le sentiment de légitimité et d’éternité que donnent les racines peut être trompeur.

C’est après l’Exode, à la suite et avec l’aide de Jean Pomier, que Maurice Calmein, le jeune étudiant « rapatrié » à Toulouse, recueillerait l’héritage de « l’Algérianisme ». On avait nommé ainsi une réalité nouvelle et inachevée que des hommes comme Jean Pomier, l’écrivain Robert Randau, l’historien E.F. Gautier avaient identifiée après la guerre 1914-1918. « Un germe d’inconnu » prometteur, mais qui serait condamné en même temps que l’Algérie française.

Après 1962, il aurait fallu avoir l’espérance chevillée à l’âme pour croire qu’un demi-siècle plus tard les Algérianistes seraient des milliers, que leurs livres autant qu’eux-mêmes témoigneraient des liens complexes entre la Métropole et l’Algérie, entre l’Islam et l’Occident. Relations dont la France croyait à tort, en donnant l’indépendance, qu’elles allaient devenir simples.

Ce pari sur l’avenir fut tenté par le premier « Cercle algérianiste » et nous le poursuivons….


MANIFESTE – 1er novembre 1973

Parce que nous aimions l’Algérie,

Parce que nous aimions filialement la France qui nous avait aidés à transformer et à lui garder cette Algérie dont elle ne voulait plus maintenant et qui nous repoussait comme l’oisillon malade ou contrefait.

Parce que nous avions vingt ans et que nous avions foi en la victoire, que nous étions forts dans les combats, triomphants et solidaires dans les revers, l'exil et les prisons;

Maintenant que le temps a passé,

Maintenant que l'exil nous a dispersés, affaiblis, et avant que notre communauté ne se dissolve tout à fait.

Nous créons un Cercle, 

-      pour protester contre l'histoire officielle de la présence française, telle que la présentent ceux-là mêmes qui nous ont acculés à l'exil;

-      pour approfondir notre connaissance du passé algérien afin de mieux connaître, redécouvrir l'originalité de la culture qui se faisait jour en Algérie, et pour diffuser l'œuvre des écrivains algérianistes, dont le dernier prophète est Jean Pomier;

-      pour redonner une vigueur nouvelle à la Communauté « Algérie Française »,pour retremper notre foi.

Nous créons un Cercle Algérianiste pour sauvegarder de l'oubli et du néant, le peu qui nous reste de notre passé magnifique et cruel.

 

Publié dans CONFERENCES

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