De Louis Bertrand à Albert Camus- Spectacle 2013 - 4ème entretien

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

Le Cercle Algérianiste d'Aix-en-Provence et la Compagnie de Madame Antoine présentent le 9 mars prochain à la salle des Fêtes de Puyricard (16h30) une représentation théâtrale intitulée " De Louis Bertrand à Albert Camus, les forces de vie".

Avant cette date, nous publions chaque semaine une série d'entretiens avec sa créatrice, Evelyne Joyaux, écrivain et présidente du Cercle d'Aix. Ces entretiens qui évoqueront Albert Camus, les auteurs algérianistes, les Français d'Algérie, vous permettront de mieux vous imprégner des "forces de vie" de ce petit peuple d'Algérie qu'Albert Camus et ses prédécesseurs avaient si bien saisies.

 

 

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9 mars 2013 - 16h30 - Salle des Fêtes de Puyricard

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4ème entretien


Congraix blog : Si Albert Camus est un auteur connu dans le monde entier, Louis Bertrand, en revanche, est inconnu du public. Pouvez-vous nous parler de cet auteur, et revenir sur cette filiation, sur cette "résonnance" comme vous l'avez dit dans l'entretien précédent, entre Louis Bertrand et Albert Camus ?

 

Evelyne Joyaux : "Louis Bertrand est inconnu du public, mais c’est le cas de la plupart des écrivains européens d’Algérie, à l’exception notable d’Albert Camus. Cela s’explique historiquement mais nous entraînerait trop loin.

La vie de Louis Bertrand est un bon exemple de ces liens qui ont été créés entre l’Alsace-Lorraine et l’Algérie à l’occasion de la défaite de 1870. Les Alsaciens-Lorrains dont il faisait partie, orphelins de leur terre, ont parfois cherché en Algérie des racines de substitution. Leur nombre fut certainement inférieur à ce que l’on dit souvent mais, d’une certaine manière, ce fut le cas de Louis Bertrand. C’était un homme intellectuellement brillant. Pour la petite histoire, il enseigna un temps au lycée Mignet d’Aix-en-Provence avant celui d’Alger. Il deviendra académicien.

Chronologiquement son œuvre précéda les « écrivains algérianistes » mais elle est de la même veine et les inspirera. C’est un Français profondément enraciné, que la défaite de 1870 et la politique de son pays rendaient  amer et qui cherchait des raisons d’espérer.

Il était attaché à l’histoire latine du bassin méditerranéen ce qui lui vaut les sarcasmes des intellectuels contemporains qui ne l’évoquent guère que pour condamner  son œuvre.

Il me semble improbable qu’Albert Camus n’ait pas connu les livres de Louis Bertrand, mais il vaut mieux ne pas parler de filiation entre les deux auteurs, car Albert Camus n’a jamais revendiqué les écrits de Louis Bertrand dans son héritage littéraire. D’ailleurs, ses rapports avec les écrivains algérianistes ne furent pas très bons. Cela rend d’autant plus intéressantes les convergences que nous avons signalées."

 

(ci-dessous, séance de travail studieuse avant le spectacle)

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Prochain et dernier entretien avant le spectacle  : Mercredi 6 mars, dans la soirée

Publié dans VIE DU CERCLE

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