Les conférences du Cercle : P.Dimech, W.Albes, C.Baudru (résumé)

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

Trois conférences se sont succédées depuis le début de l'année, entrecoupées du spectacle donné à Puyricard, "De Louis Bertrand à Albert Camus - Les forces de vie".

 

 

- "La Faculté de Droit d'Alger"

Fac 041 - Copie (2)Le 24 janvier dernier, Pierre Dimech, avec l'aide de photos tirées de ses archives personnelles, nous faisait pénétrer dans la Faculté d'Alger, où il suivit ses études de Doctorat en Droit dans les années tourmentées de la fin de l'Algérie française. Ses professeurs, pour la plupart, figures prestigieuses de l'enseignement universitaire français, nous furent successivement présentés. Les lieux n'eurent plus aucun secret pour nous, que ce soit les solennels amphithéâtres ou les modestes salles d'études. N'y manquèrent pas non plus quelques récits de facéties de potaches auxquelles l'étudiant Pierre Dimech ne fut pas le dernier à s'associer.

Pierre Dimech sut, une nouvelle fois, faire de cette conférence construite essentiellement sur des souvenirs personnels, une conférence s'adressant aux souvenirs de tous, où lieux et gens, véritable chair de notre Histoire, revinrent avec émotion se rappeler à nous.


(Photo aimablement communiquée par P. Dimech, qui se trouve à gauche sur la photo avec ses amis, devant la statue de la justice, à l'intérieur de la Faculté de Droit d'Alger - 1959)

 

A consulter, le blog de Pierre Dimech : maltalger

 

 


- "Les écrivaimg126ins Pieds-Noirs face à la guerre d'Algérie"


Le 14 février, le professeur Wolf Albes, de nationalité allemande, vint nous présenter son dernier ouvrage des EditionAtlantis, sa maison d'édition, à laquelle on doit désormais de nombreux livres sur l'Algérie.


L'exercice auquel il se livre au cours des 400 pages érudites de son ouvrage est totalement inédit, car non seulement il inventorie les auteurs qui ont placé l'Algérie au coeur de leur oeuvre, mais tente de percer les mystères qui s'y cachent, procédant comme un enquêteur, à de véritables investigations parmi les mots.

Chez Camus, c'est le "code de l'honneur" qui est particulièrement examiné, chez Jean Brune, c'est le rôle du livre comme"outil de combat", chez Janine Montupet, c'est la tragédie antique, etc...

Confrontant par ailleurs les éditons successives de ces auteurs, il y relève des ajouts ou des suppressions, quelquefois grossiers et infamants pour les Français d'Algérie, qui, dans ce dernier cas, marquent le souci d'affirmer leurs positionnements idéologiques plus qu'une application littéraire. 

En quelque sorte, ce travail à la loupe nous propose une plongée dans "les dessous" des oeuvres qui font aujourd'hui référence, pour ne pas mourir idiots.

 


- " L'Algérie que nous avons connue"


Le 25 avril dernier, Cécile Birelli, la fille de Claude et Marguerite Baudru, présentait une projection de rares clichés (repris dans un DVD) pris par son père.

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Ce dernier, ingénieur des travaux publics et officier de réserve, s'est déplacé dans toute l'Algérie et le Sahara dans le cadre de ses activités professionnelles ou lors de voyages en famille. Utilisant tous les moyens de transports jusqu'au "bourricot", il ne se séparait jamais de ses appareils photos ou de ses caméras.

Par la suite, toutes ces images furent soigneusement rangées, classées, montées (et même, par précaution, cachées pour ne pas être saisies) pour des projections familiales, mais il apparut bien vite qu'elles avaient une valeur d'archives. 

La famille Baudru a tout naturellement pris la décision de les faire connaitre à ses compatriotes et à les verser aux centres d'archives des Français d'Algérie de Perpignan et d'Aix. Claude Baudru est décédé il y a cinq mois et sa fille assure aujourd'hui la transmission.


Privilège pour les enfants Baudru d'avoir eu des parents voyageurs et dotés d'une curiosité plutôt rare chez la plupart des Français d'Algérie qui vivaient les lieux et les temps présents sans souci de les capturer : "l'immense oubli qui était la patrie des hommes de sa race".

 

Privilège pour les spectateurs du Cercle d'Aix qui ont bénéficié d'images remarquables tant par leur sujet que par leur qualité, accompagnées de commentaires brefs et précis.

D'exceptionnelles images sur le 13 mai 1958, où Claude Baudru n'hésita pas à monter sur le capot de la voiture de De Gaulle, ont serré le coeur de tous ceux qui y étaient, population en liesse qui avait tant cru à la parole de la France.

   

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