Le Domaine des Caroubiers -VIII -

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

La nouvelle cave a une capacité de 9 193 hectolitres et la vieille cave de 3 765 hl. On peut donc loger 12 958 hl en tout à la ferme. Une tuyauterie souterraine, relie directement la vieille cave à la nouvelle, en partant de l’un des deux petits cuveaux de cette dernière. Mais dans la première, les manipulations sont difficiles car les portes supérieures des cuves de logement qui composent la vieille cave, sont à un mètre à peine du toit ; une fois fermées, elles doivent être cimentées.

En principe, on a un degré moyen de  12 ° . En 1961, il n’atteint que 11 °. Cela varie avec les années, avec de fortes récoltes on ne fait souvent qu’un faible degré, mais ce n’est pas une règle absolue.

Si l’on observe les trois variétés de raisins de cuve du Domaine :

- le Grenache donne un vin de 12 ° et même 13 ° - 14 °

- l’ Alicante donne sur 19 ha , un vin de degré alcoolique relativement faible , puisqu’il n’atteint que 9 ° , alors que les 8 ha restants , en terre très graveleuse , donnent  un vin de  12°.

- le Cinsault produit des vins de 9 à 11 °.

Mon cousin germain , Jean-Paul VIVIER, est  né en 1940  , au Domaine des Caroubiers , dans la vieille maison située au dessus de la vieille cave, comme d’autres membres de notre famille.

Ancien élève de l’ Ecole Régionale d’ Agriculture de Sidi-Bel-Abbès , puis du  Lycée Agricole de Saintes , étant Trésorier puis Secrétaire de l’ Amicale des Anciens Elèves des Ecoles d’ Agriculture d’ Algérie , aujourd’hui dissoute , il a écrit un article très détaillé sur le Domaine des Caroubiers à Oued-El-Alleug , dans le bulletin n° 98 de juin 2021 , de cette association. Il décrit toutes les installations et les productions végétales et animales. :

 «  … autour de la villa des parents , il y avait le jardin d’ ornement , le jardin potager et le fruitier ainsi que le poulailler. Ce dernier était sous la responsabilité de maman, qui  expédiai t chaque jour les œufs et volailles vidées et plumées au charcutier de Blida. … Dans le jardin réservé au potager et aux fruitiers, nous avions fruits et légumes toute l’année pour la consommation  des employés ; Le surplus était vendu à Blida . Il ne manquait pas de fleurs, en particulier  les roses que maman cueillait. En effet, le long des rigoles d’arrosage du jardin, étaient plantés des rosiers qui , tout en servant d’ ornement , avaient pour  fonction  de donner l’ alerte aux attaques d’oïdium ( maladie de la vigne ) , mais aussi de maintenir en place les rigoles d’ irrigation. »

                                                                                                                                                                    à suivre...

 

Publié dans TEMOIGNAGES

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