Lettre de la Présidente du Cercle Algérianiste National au Pape en visite en Algérie

Publié le par Cercle Algérianiste d'Aix en Provence

Très Saint Père,
À l’occasion de votre prochaine visite en Algérie, je me permets de vous adresser
cette lettre au nom d’une mémoire blessée, trop souvent reléguée au silence, et d’une
inquiétude toujours vive.
Durant la guerre d’Algérie, des milliers de civils, parmi lesquels de nombreux
chrétiens, ont été victimes d’assassinats, d’attentats, de massacres, d’enlèvements et
de disparitions restés pour beaucoup sans réponse. Ces hommes, ces femmes et ces
enfants n’étaient ni combattants ni acteurs politiques : ils furent les victimes d’une
violence aveugle, souvent dirigée contre des populations sans défense.
Le massacre d’Oran du 5 juillet 1962, où des centaines d’Européens furent assassinés
ou enlevés dans un climat de chaos et d’abandon, demeure une plaie ouverte dans la
mémoire collective. De nombreux témoignages évoquent un nombre de victimes bien
supérieur aux chiffres officiels, possiblement plus d’un millier de disparus, dont
beaucoup ne furent jamais retrouvés. Des récits concordants font état de lynchages et
de sévices d’une extrême cruauté, perpétrés en divers lieux de la ville, dans des
conditions qui continuent de hanter les consciences.
De même, les massacres d’El Halia et de Philippeville, en août 1955, constituent un
épisode emblématique de violences extrêmes contre des civils. Des familles entières
furent attaquées, massacrées avec une brutalité meurtrière, laissant une trace durable
dans les mémoires et contribuant à une spirale de violences dont les populations
civiles furent les premières victimes.

Voir la lettre complète ci-dessous :
 

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